Comme bon nombre de villages de la région, Hermelinghen fait sa première apparition dans les sources écrites au XIIème siècle. En effet, c'est en 1138 qu'il est mentionné par l'intermédiaire de son autel, Altare de Hermelingehem, dont l'évêque de Thérouanne Milon 1er fait don au grand chantre de sa cathédrale. Néanmoins, la commune est plus ancienne que ne pourraient le laisser penser les chartes puisque son nom est d'origine germanique et atteste de son appartenance à un homme germanique appelé Hermel ou d'un autre prénom s'en rapprochant.
La dynastie des Baudouin
Par la suite, ce sont les seigneurs du lieu qui feront connaître davantage leur domaine. C'est le cas déjà en 1136, date à laquelle un certain Baudouin d'Ermelighem signe une charte en faveur de l'abbaye d'Andres. En 1156, c'est au tour d'un autre Baudouin d'Herminigehem cette fois de faire don d'une terre à l'abbaye de Beaulieu. Est-ce le même ou un de ses successeurs que l'on retrouve en 1180 sous le titre de connétable d'Ermlinghem dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer ?
Toujours est-il que l'on rencontre encore un Baudouin d'Hermelinghen, connétable de son état, en 1278. L'un de ces seigneurs prit d'ailleurs part à la troisième croisade. Toutefois, on n'en trouve plus mention après le XIIIème siècle.
Le patrimoine local
Les seigneurs d'Hermelinghen possédaient sur le territoire de la commune un château au lieu-dit le "Puch du Catez". Celui-ci se composait de deux enceintes distinctes, entourées chacune de fossés mais reliées par un pont. L'édifice semble avoir été construit en pierres de taille. Quant à l'église d'Hermelinghen, qui se trouve sous l'invocation de Sainte Agathe, était à l'origine le secours de celle de la commune voisine d'Hardinghen. Malheureusement, l'édifice actuel a conservé peu de choses de son passé ; hormis la cloche, parrainée par le baron d'Hermelinghen J.-B de Roussé d'Alembon, connétable héréditaire du comté de Guînes, en 1728
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